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Livres - Fiche Produit

L'avis des lecteurs !

Le journal d'un soldat du 71ème de 1806 à 1815
Napoléon et l'Angleterre - De la Péninsule ibérique à Waterloo - Mémoires de soldats anglais

Auteur : Jean Dif
Editeur : Edilivre
Catégorie : Livre/mémoires/témoignages
Prix éditeur : 21

Prix partenaires : 19,95 € (-5% et frais de port offert)

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Caractéristiques

Editions Edilivre, février 2010, auteur(s) : Jean Dif, broché, genre : mémoires/témoignages, format : 13 x 20 cm, 362 pages, quelques illustrations et cartes en couleur et en noir & blanc, prix éditeur : 21 €.

Présentation de l'éditeur

Les mémoires contenus dans le nouvel ouvrage ont obtenu un notable succès lors de leur parution, et ont été plusieurs fois réédités depuis en Angleterre. Le récit porte sur les campagnes de la Péninsule ibérique, les expéditions désastreuses du Rio de la Plata et de Walcheren, et sur la bataille de Waterloo. Il est accompagné de l'analyse des mémoires de deux autres militaires britanniques qui le complètent et l'élargissent ainsi que d'un important appareil critique qui fait appel aux mémoires de nombreux autres témoins, français et étrangers, de ces tragiques événements.

L'auteur

Jean Dif s'intéresse à l'histoire, spécialement à celle de la Révolution et du Premier Empire, depuis son adolescence. Collectionneurs de mémoires, sa bibliothèque comporte plus d'un millier de titres. Il a déjà publié Les mémoires de Jakob Walter - 1812 - La marche des fantassins wurtembergeois en Russie aux éditions historiques Teissèdre. Il est également l'auteur de récits de voyages ainsi que de plusieurs recueils de poèmes.

Extrait du livre

Préface

La querelle entre l’Angleterre, puissance maritime, et la France, puissance continentale et maritime, ne date pas de l’empire, ni même de la Révolution française ; elle remonte à une époque très reculée et jalonne l’histoire des deux pays. Par bien des aspects, la lutte qui opposa Napoléon à la Grande- Bretagne ne fait que reproduire celle de Louis XIV et de ses successeurs (guerre de succession d’Espagne, perte du Canada, guerre d’indépendance américaine…)

Après la victoire de Nelson à Trafalgar, sur les flottes françaises et espagnoles, et celle de Napoléon à Austerlitz, sur les forces de la troisième coalition, l’empereur des Français est maître du continent européen, mais, privé d’une marine capable de rivaliser avec celle de l’Angleterre, il se trouve dans l’incapacité d’envahir cette dernière, dont l’île est devenue un sanctuaire. Le Royaume Uni, de son côté, ne dispose pas d’une armée de terre suffisante pour tenter une opération contre la Grande Armée sur le continent ; il se détourne donc provisoirement de l’Europe et porte son regard sur les colonies espagnoles d’Amérique initiant ainsi, sans le savoir, un processus qui débouchera sur l’indépendance de ces dernières. Parallèlement, il continue, grâce à ses moyens financiers, de susciter des ennemis à la France en Europe, afin de lui faire la guerre, en quelque sorte, par procuration. Impuissant à contraindre ses irréductibles ennemis à la paix par les armes, Napoléon imagine, ce qui n’est d’ailleurs pas une idée nouvelle, de les amener à la paix en ruinant leur économie, largement fondée sur le commerce : c’est le Blocus continental. Pour réussir, une telle mesure doit évidemment s’appliquer à toute l’Europe ; cette exigence va entraîner l’empire français dans une longue suite de conflits : les guerres de la Péninsule ibérique, la querelle avec le Pape et même la guerre de Russie en 1812 découlent toutes de la nécessité de fermer les ports européens aux bateaux anglais. On peut donc dire que l’opposition entre la France et l’Angleterre domine toutes les guerres de l’empire.

Le soulèvement des peuples espagnols et portugais, contre la domination française, amènera les forces terrestres britanniques à venir affronter sur le continent les troupes napoléoniennes. Sur ce terrain, la cavalerie de Saint-Georges, c’est-à-dire l’argent d’Albion, ne suffira plus ; il faudra aussi verser le sang anglais, écossais ou irlandais. Ce sera le champ de bataille principal entre les deux nations, mais il ne sera pas le seul. Les Britanniques s’en prendront aussi aux pays dans la mouvance française : le Danemark, la Hollande et le Royaume de Naples ; progressivement, grâce à la maîtrise des mers, ils s’empareront des colonies de la France et de ses alliés. La guerre revêtira ainsi un caractère planétaire, même si le théâtre essentiel des opérations restera européen ; on se battra, comme on l’a déjà dit, en Amérique, mais aussi en Afrique, dans l’Océan indien et en Asie.

Si toutes les guerres entraînent derrière elles un cortège d’horreurs, celles de la Péninsule atteignirent un degré de férocité difficile à dépasser. On fit mourir les soldats français à petit feu en les accommodant à toutes les sauces: en sandwiches, rôtis comme des volailles, bouillis comme des homards, frits comme des poissons, fumés comme des jambons! Ils furent empoisonnés, sciés entre des planches, émasculés, enterrés vifs jusqu’à la tête, après avoir eu les mains coupés, afin qu’ils ne puissent pas se dégager. Les prisonniers, furent pris à partie par la multitude et massacrés ; on vit même les enfants s’en mêler : après Baylen, un gamin se précipita sur un captif et le mordit si violemment à la cuisse qu’il repartit les lèvres ensanglantées avec dans la bouche un morceau de tissu et un bout de chair ! Des prisonniers furent jetés sur des bûchers, d’autres eurent les yeux crevés avec des ciseaux, par des femmes métamorphosées en furies, à d’autres encore, on arracha la langue. Les rescapés furent enfermés sur des pontons fétides, où beaucoup moururent de malnutrition et de fièvre, avant d’être transportés sur une île quasiment déserte des Baléares, Cabrera, où on les abandonna par milliers, sous un soleil de plomb, avec, pour toute boisson, un mince filet d’eau, et en les laissant jusqu’à neuf jours d’affilée sans nourriture ; la plupart ne revinrent jamais de ce lieu de détresse annonçant l’univers concentrationnaire...

Sommaire

  • Préface
  • Journal d’un soldat du 71ème de 1806 à 1815
    • Chapitre 1 : La famille de l’auteur et son éducation - Tentative pour devenir comédien, son échec - Incorporation dans un groupe de recrues, mise à la voile pour l’île de Wight - Aventure sur l’île.
    • Chapitre 2 : En route pour l’Amérique du Sud - Arrivée à Madère - Arrivée au Cap de Bonne Espérance, Le Cap - Arrivée au Rio de la Plata - La situation de l’armée anglaise - Bataille de Montevideo - Les habitants - Présentation à un prêtre espagnol.
    • Chapitre 3 : Arrivée du Général Whitelock avec des renforts - Départ pour Buenos Aires - Attaque de la ville - Résultat malheureux - Anecdote d’un sergent - Comportement généreux d’un prêtre espagnol.
    • Chapitre 4 : Arrivée à Cork - Correspondance avec son frère - Départ pour le Portugal sous Sir Arthur Wellesley - Bataille de Roliça - Description de Vimeiro - Bataille de Vimeiro - Comportement des paysans après la bataille.
    • Chapitre 5 : Marche en direction de l’Escurial - Retraite vers Salamanque - Déception des soldats de ne pas recevoir l’ordre d’attaquer l’ennemi.
    • Chapitre 6 : Début de la retraite vers La Corogne - Indignation des soldats - Destruction du palais du duc d’Ossuna à Benavente - Escarmouche à Benavente - Arrivée à Astorga de l’armée du général Romana, sa situation.
    • Chapitre 7 : Souffrances de l’armée entre Astorga et Villafranca - Cruauté des Français - Marche de Villafranca à Castro - Marche vers Lugo - Courage des retardataires - Proche de la mort, une attaque me fait revivre - Escarmouches à Lugo - Relâchement de la discipline et ses conséquences.
    • Chapitre 8 : Arrivée à La Corogne - Destruction de nos chevaux sur la plage - La bataille de La Corogne - Noble conduite des Espagnols - Arrivée en Angleterre, bonté du peuple - Départ pour l’expédition de Walcheren - Description du bombardement - Sortie sous le colonel Pack contre une des batteries de l’ennemi - Le narrateur attrape la fièvre et est rapatrié en Angleterre - Découverte mélancolique de la vie à l’hôpital.
    • Chapitre 9 : En route pour la Péninsule - Description de Lisbonne - Jonction avec l’armée à Sobral - Combat de Sobral - Retraite derrière les lignes britanniques - Retraite des Français à Santarem - Leurs atrocités sur le chemin - Découverte de cadavres chez un marchand de vin - Retraite des Français derrière l’Agueda.
    • Chapitre 10 : Bataille de Fuentes de Oñoro - Contraste entre les soldats français et britanniques lorsqu’ils chargent - Marche affligeante à Albuera - Poursuite du général Girard - Surprise et déroute totale de son armée.
    • Chapitre 11 : Marche à Almaraz - Assaut du fort d’Almaraz - Retraite de Burgos - Escarmouches à Alba de Tormes - Intermède comique.
    • Chapitre 12 : Quartiers d’hiver à Bejar - Manières des paysans espagnols - Aventure dans un cimetière - Description du fandango - Départ de Bejar.
    • Chapitre 13 : Bataille de Vitoria - Arrivée devant Pampelune - Escarmouche devant Maya - Batailles dans les Pyrénées - Lutte devant Pampelune - Souffrances de notre armée sur les hauteurs - Traversée de la Nive - Bataille de Bayonne - Sévère combat devant Garris.
    • Chapitre 14 : Bataille de Toulouse - Incident remarquable - Retour en Irlande - Embarquement pour l’Amérique du Nord - Retour en Angleterre - A la voile pour Anvers - Marche sur Leuze - Arrivée à Waterloo.
    • Chapitre 15 : Bataille de Waterloo - Marche sur Paris - Anecdotes - Démobilisation et retour en Ecosse - Conclusion.
  • Analyse d’autres témoignages anglais
    • Les souvenirs du fusilier Harris.
    • Les aventures militaires de Charles O’Neil.
  • Appendices
    • L’armée britannique pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire.
    • Eléments biographiques de quelques officiers anglais et espagnols.
  • Bibliographie

Du même auteur

Les mémoires de Jakob Walter - 1812


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