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Livres - Fiche Produit

L'avis des lecteurs !

La Révolution Française



Auteur : Gosselin Lenôtre
Editeur : Grasset & Fasquelle
Catégorie : Livre/étude
Prix éditeur : 12,80

Prix partenaires : 12,16 € (-5% et frais de port offert)

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Caractéristiques

Editions Grasset & Fasquelle, mars 2010, collection : les cahiers rouges, auteur(s) : Gosselin Lenôtre, broché, genre : étude, format : 12 x 19 cm, 513 pages, poids : 410 g, prix éditeur : 12,80 €.

Présentation de l'éditeur

Ceux qui « ont vu la Révolution », pour G. Lenotre, sont les gens de l’ombre, les oubliés.

C’est Jouy, que la Révolution amusait et qui jouait les ultra-royalistes pour se faire guillotiner, mais n’y parvint pas malgré ses farces et ses efforts.
C’est Joliclerc, simple volontaire de l’an II, ou Philippe-Antoine Grouvelle, clerc de notaire et gratteur de violon, en ambassade à Copenhague.
C’est Gateau, l’ami d’enfance de Saint-Just : il nous apprend que sous la Terreur, les proconsuls servaient à dîner des volailles avec leur tête, et les convives leur tranchaient le cou avec des guillotines miniatures.

L'auteur

G. Lenotre (1855-1935) est un historien dont l'œuvre, anecdotique et narrative, s'inscrit dans une tradition qu'illustre aujourd'hui un Alain Decaux. Il a été membre de l'Académie française.

Extrait du livre

Non ! G. Lenotre ne s'appelait pas Gaston, Georges ou Gédéon, ni Grégoire, ni Gérard, moins encore Gustave. On l'a affublé de tous les prénoms malgré ses explications claires : " Le G que j'ai mis devant Lenotre signifie simplement Gosselin, qui est mon nom de contribuable. " Quand il publie son premier article dans le Figaro, le 3 septembre 1879, un récit méticuleux de la fuite de Napoléon III après le désastre de Sedan, le jeune Théodore Gosselin a besoin d'un pseudonyme : d'abord c'est la mode, ensuite un peintre nommé Théodore Gosselin sévit déjà dans la presse et on risque de les confondre, enfin notre Théodore est fonctionnaire au ministère des Finances. Lenotre ? C'est le nom de son arrière-grand-mère Geneviève, une descendante en ligne directe du fameux jardinier de Versailles.
G. Lenotre, quand il débarque de Metz à Paris dans cet appartement du 40 rue Vaneau qu'il va habiter pendant un demi-siècle, travaille au bureau de la statistique, dans les bâtiments du Louvre. Par la fenêtre de son bureau, Théodore aperçoit les murs ravagés du palais des Tuileries, brûlé par la Com-mune. Il en fait de multiples croquis. A l'heure du déjeuner il s'y promène : le palais n'a plus de portes et plus de toits, l'escalier d'honneur s'est écroulé, partout des herbes folles, des parquets calcinés et, sur un mur noirci de l'ancienne salle des Maréchaux, un seul mot que l'incendie a épargné : Iéna. Bientôt Théodore visite Paris, rue par rue, dessine la maison de Lucile Desmoulins et celle de Danton. Il envoie ses œuvres au Monde illustré et, comme il accompagne ces gribouillages de notices chaque fois plus détaillées, on le nomme rédacteur. Il se lance alors dans le reportage, donne des articles sur le théâtre, sur l'art, sur l'Histoire.
En 1890 il rédige une série d'interviews intitulée Nos contemporains chez eux : il rencontre aussi Daudet, Coppée, Sarcey, Dumas fils, Victorien Sardou, surtout Victorien Sardou qu'il admire depuis l'enfance parce que l'on jouait toutes ses pièces au théâtre de Metz. Bientôt il accompagne Sardou dans ses randonnées à travers Paris, il enquête pour lui : comment était la chambre de Robespierre à la pension Duplay ? de quelle couleur était le couvre-lit ? G. Lenotre interroge, fouille, furète avec un maximum de curiosité et d'indiscrétion. On le met d'ailleurs très souvent à la porte. Une fois on le prend même pour un cambrioleur. Ou bien on l'invite, comme le jour où il pousse la porte de la maison de Danton, désormais détruite, et tombe sur un banquet de première communion : il voulait à tout prix savoir ce que le tribun voyait depuis les fenêtres de la salle à manger.
[...]

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