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La Grande Guerre au petit écran – Ariane Beauvillard et Laurent Bihl

La Grande Guerre au petit écran
La Grande Guerre au petit écran

DATE DE PARUTION : 25/04/2014
EDITEUR : Le Bord de l’eau
COLLECTION : Penser les médias
EAN : 9782356872876
Caractéristiques :
RELIURE : Broché
NOMBRE DE PAGES : 300
POIDS : 0,295 Kg
DIMENSIONS : 14,9 x 23 cm
ILLUSTRATIONS : NC
FORMAT NUMERIQUE : Non
À propos de l’auteur :
Ariane Beauvillard, docteur en histoire contemporaine, elle enseigne l’histoire culturelle et l’analyse de l’image à l’université Paris 1. Elle est l’auteur d’une maîtrise sur les figures féminines dans l’oeuvre de Claude Chabrol et une thèse sur les représentations de la vieillesse dans les fictions françaises (BDL/INA). Elle est actuellement au comité éditorial du site critikat.com.
Présentation de l’éditeur :
Longtemps, la Grande Guerre fut célébrée directement par une majorité de Français, en une commémoration collective et cérémoniale devant le monument aux morts de la commune. Puis, peu à peu, la télévision est venue, sinon remplacer, du moins renforcer le 11 novembre. Le traitement télévisuel de celles-ci connaît un infléchissement notable depuis le début des années 1960, notamment par la présence de plus en plus marquée des anciens combattants, des historiens et des archives.
Dans le même temps, la télévision apporte par la fiction sa contribution à l’élaboration d’un regard rétrospectif commun porté sur le conflit. Véhiculant tour à tour une fierté, un devoir de mémoire ou un traumatisme, elle constitue (souvent avec un temps de retard) une chambre d’échos des tensions polémiques autour des symboles inscrits contradictoirement dans le récit de guerre, la peinture des tranchées ou du « front arrière », l’émergence de personnages complexes ou au contraire simplifiés à l’extrême.
S’adressant au départ à un public ayant éprouvé les souffrances fort distinctes des deux conflits mondiaux, la petite lucarne doit s’adapter à l’évolution des téléspectateurs, de leur culture ou de leurs attentes en matière de mélodrames ou de reconstitutions. Bien sûr, la télévision n’est pas « historienne », mais sa vision de l’histoire implique des problèmes et des enjeux qui touchent un imaginaire reconstruit partiellement par des fictions touchant une large part d’entre nous. Des Dames de la côte à Blanche Maupas en passant par le fameux Pantalon d’Yves Boisset, cette redécouverte nous convie à une promenade au milieu des instants les plus évocateurs des soirées familiales, rapprochant (ou isolant?) les générations entre elles. Le manque, jusqu’ici, du moindre livre portant sur les relations entre la Première Guerre et le média télévisuel au regard de l’abondante bibliographie consacrée à son traitement cinématographique atteste d’une zone d’ombre, aujourd’hui comblée par ce projet pionnier : il s’efforce d’établir la première synthèse existant sur le sujet, afin d’appréhender les images et les récits de la guerre de 14-18 diffusés par le petit écran des années 1960 à nos jours.