Bonaparte n’est plus ! Le monde apprend la mort de Napoléon – Juillet-septembre 1821

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Description

Le plus grand homme du siècle est tombé, très loin dans une île de l’Atlantique-Sud. Comment, au temps de la marine à voile, la nouvelle est-elle parvenue en Europe ? Quelles réactions a-t-elle provoquées ? Mettons-nous, pour la première fois, à la place des contemporains !

Le 5 mai 1821, à 17 h 49, le  » général Bonaparte « , ainsi que les Britanniques appelaient Napoléon, expirait à Longwood, entouré de ses compagnons. La scène, belle comme l’antique, sera maintes fois représentée. Le 7 mai au soir, le HMS Heron mettait à la voile pour l’Angleterre, avec à son bord le capitaine Crokat, chargé d’apporter à l’Europe la terrible nouvelle. Il accosta à Portsmouth le 3 juillet. Ainsi, comme l’écrivit Victor Hugo, le monde  » était délivré de son prisonnier « , mais – fait inimaginable aujourd’hui – resta deux mois sans le savoir. Le 4 juillet, le Cabinet informa le roi George IV en milieu de journée. Le soir même, beau tour de force journalistique, The Statesman fit le premier état de la disparition de l’ennemi capital. Louis XVIII reçut la nouvelle le lendemain en fin d’après-midi, par télégraphe depuis Calais, puis par un message de l’ambassade à Londres.
Or, contrairement à ce qu’affirme l’historiographie traditionnelle, l’émotion, réelle ou affectée, ne dépassa guère le cercle des fidèles, principalement militaire, et le milieu des publicistes. Certes, des dizaines de brochures furent composées à la hâte, accréditant parfois de purs mensonges sur les causes du décès et même le contestant, mais leur écho fut faible. Ni le gouvernement ni le parlement, à peine le clan Bonaparte ne furent troublés. Il faudra attendre au moins une décennie pour que le géant sorte du tombeau de la mémoire et revive puissamment dans les esprits et dans les cœurs.
En vingt-quatre chapitres nourris de lectures oubliées et de nombreuses informations inédites, Thierry Lentz retrace ces quelques semaines où l’on crut que le monde allait vaciller, mais qui soldèrent en fait un épisode lointain, voire en partie oublié.

L’auteur

Thierry Lentz est directeur de la Fondation Napoléon et enseigne au Celsa (Paris IV-Sorbonne). Lauréat de l’Institut de France (Académie des Sciences Morales et Politiques, prix Paul-Michel Perret, 1993) et Grand Prix de la Fondation Napoléon 1997. Il est également membre de l’Académie Nationale de Metz.ÿIl a notamment l’auteur de : Dictionnaire Napoléon (Fayard), La France et l’Europe de Napoléon (Fayard), Napoléon, PUF, coll. « Que sais-je ? », Le Sacre de Napoléon, dir., Nouveau Monde Editions, Napoléon et l’Europe, dir., Fayard, Napoléon, l’esclavage et les colonies, Fayard, etc. Il est également secrétaire général du Comité pour l’édition de la Correspondance de Napoléon..

Informations complémentaires

Date de parution :

3 janvier 2019

Editeur :

Perrin

Collection :

Études révolutionnaires n° 18

EAN :

9782262076573

Reliure :

Broché

Nombre de pages :

280

Poids :

406 g

Dimensions :

14,1 cm × 21,1 cm × 2,7 cm

Illustrations :

NC

Format numérique :

Disponible

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