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La Révolution française et les complots imaginaires

La Révolution française et les complots imaginaires - Philippe Riviale
La Révolution française et les complots imaginaires – Philippe Riviale

DATE DE PARUTION : 01/10/2017
EDITEUR : L’Harmattan
COLLECTION : A la recherche des sciences sociales
EAN : 9782343127491
Caractéristiques :
RELIURE : Broché
NOMBRE DE PAGES : 346
POIDS : 0.529 Kg
DIMENSIONS : 15 x 24 cm
ILLUSTRATIONS : NC
LIVRE NUMERIQUE : Non.
À propos de l’auteur :
Philippe Riviale, philosophe et historien, docteur d’Etat en droit public, major de l’agrégation de sciences sociales, professeur de Première supérieure, directeur de séminaires au Collège de philosophie, chercheur associé à l’Institut d’histoire de la Révolution française Paris-I – CNRS, est auteur de nombreux ouvrages scientifiques, fondateur et directeur de la collection « A la recherche des sciences sociales », chez L’Harmattan.
Présentation de l’éditeur :
L’an 1793 fut riche en complots dénoncés ; les uns, vrais et les autres, inventés. Puis thermidor révéla le plus imaginaire des complots : Robespierre s’apprêtait à établir sa dictature, après qu’il eut tyrannisé la Convention, régné sur les Comités, et forgé l’opinion publique. L’assassinat du tyran et de ses complices fut salué comme la victoire de la liberté et la fin de la Terreur. Progressivement, les honnêtes gens sortirent de l’ombre où la peur les avait rejetés, les crimes commis au nom de la Convention furent dénoncés par elle comme odieux et châtiés comme tels.
Carrier, Le Bon et bien d’autres furent stigmatisés par les vainqueurs, Bourdon, les deux Merlin, Legendre, Fouché, Tallien, Fréron, tous anciens terroristes et coupables des mêmes crimes qu’ils imputèrent aux « terroristes impénitents ». Le doux Barère, Léonard Bourdon, tous ceux qui avaient adulé Robespierre et prospéré à son ombre, déclarèrent qu’ils l’avaient toujours considéré comme tyran. Toute période de bouleversement met en évidence l’énorme machinerie des rumeurs, des ouï-dire, des jugements hâtifs, des emportements grégaires ; mais ce qui, dans les temps ordinaires, reste presque inoffensif parce qu’indolore, se change, lorsque l’institué s’effondre, en instrument de pouvoir.
Les plus habiles y excellent ; les plus nombreux en sont dupes. Car la notion de vérité se confond, comme toujours, avec celle d’opinion ; mais l' »opinion vraie » produit ses ravages lorsque le plus beau parleur, le plus téméraire menteur et le plus hypocrite dénonciateur sont la loi et l’ordre. Mais il nous faut distinguer : cette suite de complots supposés, fondés ou non sur des ennemis en action qu’il faut empêcher de nuire, est un moyen essentiel d’élaboration de pouvoirs et de mise en place d’instruments politiques.
Autre chose est l’édification du mythe qui procède de ces croyances, dénonciations et peurs qui modèlent l’événement.

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