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La Fleur au fusil – Jean Galtier-Boissière

La Fleur au fusil
La Fleur au fusil

DATE DE PARUTION : 21/08/2014
EDITEUR : Vendémiaire
COLLECTION : Histoires
EAN : 9782363581419
Caractéristiques :
RELIURE : Broché
NOMBRE DE PAGES : 192
POIDS : 0,312 Kg
DIMENSIONS : 13,5 x 18 cm
ILLUSTRATIONS : NC
FORMAT NUMERIQUE : Non
À propos de l’auteur :
C’est dans les tranchées que Jean Galtier-Boissière (1891-1966) fonde Le Crapouillot, journal de tendance anarcho-pacifiste dont il continuera d’assurer la publication jusque dans les années 1960. Ses journaux de guerre, à la fois littéraires, plein d’humour et réalistes, font partie des plus grands témoignages sur cette période.
Présentation de l’éditeur :
En 1914, Jean Galtier-Boissière, jeune licencié de la Sorbonne et client assidu des cabarets de Montmartre, déjà sous les drapeaux, est envoyé au front. De la caserne des Lilas au baptême du feu dans les Ardennes, le caporal « La Galtouse », matricule 42 63 – futur directeur de l’impertinent journal Le Crapouillot –,raconte sa mobilisation avec humour et réalisme. En décrivant le passage de la vie de caserne à la vie en campagne, il nous fait revivre la guerre, ses marches épuisantes, le ridicule de ses situations, la peur – souvent –, l’héroïsme – parfois –, l’incrédulité et l’horreur. Il nous permet aussi de mieux comprendre ce qu’ont été les premières batailles de la Grande Guerre : le temps de la perte des illusions et du basculement dans la violence moderne.
Des blessés défilent ; des officiers rassemblent les égarés ; et voilà le colonel qui, avec de grands gestes, crie :
– Sauvez mes chevaux ! Sauvez mon drapeau !
Comment ! nous sommes encore battus, on se replie sans que nous ayons tiré un coup de fusil, on n’y comprend rien.
– Sauvez mes chevaux ! Sauvez mon drapeau ! répète le colon ; je vais rassembler ce qui reste de mon malheureux régiment ! Combien en ramènerai-je au Lilas !
– Tu parles d’une drôle de guerre ! déclare Fouet ; on ne voit jamais l’ennemi.
– Si c’est comme ça qu’on pense aller à Berlin ! ricane Chapelin. C’est malheureux aussi d’être conduits par des c… !
– Ça recommence comme en 70 ! Merde alors !