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« Je vous dirai, cher ami… » – Lettres de Madame de Rémusat à son mari (1804-1813)

"Je vous dirai, cher ami" - Lettres de Madame de Rémusat à son mari (1804-1813)
« Je vous dirai, cher ami » – Lettres de Madame de Rémusat à son mari (1804-1813)

DATE DE PARUTION : 25/01/2016
EDITEUR : Editions Mercure de France
COLLECTION : Le Temps retrouvé
EAN : 9782715238466
Caractéristiques :
RELIURE : Broché
NOMBRE DE PAGES : 368
POIDS : 0,390 Kg
DIMENSIONS : 14 x 20,5 cm
ILLUSTRATIONS : NC
LIVRE NUMERIQUE : Oui
À propos de l’auteur :
Claire-Elisabeth Gravier de Vergennes (1780-1821), petite-nièce du ministre de Louis XVI, fille et petite-fille de guillotinés, proche de l’impératrice Joséphine, épouse en 1796, à 16 ans, Auguste de Rémusat, collaborateur de Bonaparte.
Présentation de l’éditeur :
Après la proclamation de l’Empire, Claire-Elisabeth Gravier de Vergennes est nommée Dame du palais et son mari Premier chambellan de l’Empereur, puis Surintendant des théâtres. Lorsqu’Auguste quitte Paris pour suivre Napoléon dans ses voyages ou ses campagnes ; ou bien, au contraire, comme en 1807, lorsque c’est elle qui suit l’Impératrice, Mme de Rémusat prend la plume et écrit à son mari.
Entre 1804 et 1813, elle lui adresse ainsi près de deux cents lettres. Cette écriture de l’absence et de l’intimité révèle une jeune femme sensible, amoureuse, émouvante, trouvant dans cette correspondance une manière de confesser à son mari des choses que, sans doute, elle n’oserait pas lui dire. Elle évoque ses deux enfants, sa vie quotidienne, entre lectures, réceptions, tâches domestiques, plaisirs d’aller passer quelques semaines à la campagne, spectacles vus et aimés – le théâtre tient ainsi une place importante.
On y ressent également l’air du temps, la vie parisienne, les festivités impériales. De nombreux personnages défilent ici, tout le gotha civil et militaire du régime, avec notamment de beaux passages sur Hortense de Beauharnais ou sur le prince Eugène. Mme de Rémusat est habitée par la mélancolie et l’inquiétude face à l’avenir. Le tourbillon d’une vie au coeur de l’Empire passera comme un songe, elle en est persuadée et profondément troublée.
La guerre, jetée partout en Europe, est à la fois la condition de l’Empire, sa gloire, et sa chute promise, inéluctable. La qualité littéraire de l’épistolière s’ajoute à la vivacité de plume de la chroniqueuse des moeurs de l’Empire, pour faire de ce volume de correspondance un précieux témoignage autant qu’un journal intime d’une sensibilité rare.