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La chute du Second Empire – Reichshoffen, Sedan, Metz

La chute du second empire - Reichshoffen, Sedan, Metz
La chute du second empire – Reichshoffen, Sedan, Metz

DATE DE PARUTION : 10/09/2015
EDITEUR : Economica
COLLECTION : Campagnes & stratégies
EAN : 9782717868173
Caractéristiques :
RELIURE : Broché
NOMBRE DE PAGES : 172
POIDS : 0,320 Kg
DIMENSIONS : 15,5 x 24 cm
ILLUSTRATIONS : NC
LIVRE NUMERIQUE : Non
À propos de l’auteur :
Jean Tabeur est diplômé de l’École Pratique des Hautes Études en Histoire de la Révolution et de l’Empire. Il a publié de nombreux ouvrages historiques : Le général Drouot en 2004, aux Éditions Teissèdre ; aux Éditions Economica, La Bérézina, une victoire miliaire, en 2006 ; Paris contre la Province ! Les guerres de l’Ouest, 1792-1796, en 2008 ; La Province contre Paris ! Les barricades du peuple, 1848-1871, en 2009 ; Saragosse (1808-1809) – « La guerre au couteau », en 2011, couronné par le prix Georges Mauguin de l’Académie des Sciences morales et politiques ; et aux Éditions SPM, collection Kronos, La prise du Trocadéro ou La guerre d’Espagne de Chateaubriand, en 2014.
Présentation de l’éditeur :
Après avoir été le maître de l’Europe et fait trembler ses rois, Napoléon Ier ne pouvait imaginer qu’en rétablissant Ferdinand VII sur le trône d’Espagne, en 1814, il allait donner à la Prusse le moyen d’assumer la rancune qu’elle tenait à l’égard de la France, depuis l’outrage subi à Iéna. Leipzig et Waterloo n’avaient pas suffi pour laver l’affront de cette défaite. Pendant plusieurs décennies, elle attendit l’occasion qui allait lui permettre de provoquer un casus belli. La candidature du prince Léopold de Hohenzollern au trône d’Espagne resté vacant lui en donna l’occasion. Ce nom avait déjà été prononcé au cours de l’année qui précéda la guerre de 1870. Benedetti, ambassadeur à Berlin, avait prévenu Paris qu’à deux reprises des émissaires espagnols avaient rencontré M. de Bismarck pour négocier l’offre de la couronne d’Espagne au prince Léopold. Ce choix, contraire aux intérêts de la France, ne pouvait déplaire à Bismarck puisqu’il lui servit de prétexte pour mener sa politique expansionniste et pousser Napoléon III à la faute. Oubliant les idées progressistes de sa jeunesse et le discours qu’il fit à Bordeaux en proclamant l’Empire c’est la paix, l’Empereur, influencé par son entourage fera le choix de la guerre contre la Prusse.
Le courage des soldats de la ligne et les glorieuses charges du corps des cuirassiers ne pourront compenser la faiblesse et les erreurs du haut commandement. Si le désastre de Sedan entraîna l’abdication de Napoléon III, la capitulation du camp retranché de Metz, qui allait suivre, sonna le glas du Second Empire et les espoirs de régence du maréchal Bazaine. La paix sera finalement signée avec la Prusse, mais l’inéluctable esprit de revanche qui avait animé les vainqueurs passera dans le camp des vaincus. Même si Thiers obtiendra du roi de Prusse que le Territoire de Belfort restât français, il ne pourra faire oublier la perte de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine. Il faudra attendre l’hécatombe de la Première Guerre mondiale pour qu’elles redeviennent provinces françaises.