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Généralissime Souvorov – Père de ma doctrine de guerre russe

Généralissime Souvorov - Père de ma doctrine de guerre russe
Généralissime Souvorov – Père de ma doctrine de guerre russe

DATE DE PARUTION : 11/02/2016
EDITEUR : Editions des Syrtes
COLLECTION : Actualité et histoire
EAN : 9782940523375
Caractéristiques :
RELIURE : Broché
NOMBRE DE PAGES : 344
POIDS : 0,508 Kg
DIMENSIONS : 14,9 x 23,4 cm
ILLUSTRATIONS : NC
LIVRE NUMERIQUE : Oui
À propos de l’auteur :
Le général Serge Andolenko (1907 – 1973), d’origine russe et issu d’une famille à la longue tradition militaire, a fait carrière dans l’armée française où il fut nommé général de brigade de l’armée de Terre. Il a été décoré notamment du titre de commandeur de la Légion d’honneur, du Nicham Iftikar, du Ouissam Alaouite et de la Bronze star Medal.
Passionné d’histoire en général et d’histoire militaire en particulier, le général Serge Andolenko a écrit plusieurs ouvrages sur l’armée française comme sur l’armée impériale russe.
Présentation de l’éditeur :
L’affection respectueuse, que porte à la mémoire de Souvorov une nation entière, jusqu’à ce jour, est digne d’intérêt. La trace laissée en Russie, par ce petit maréchal, paraît ineffaçable. Depuis sa mort, tous les succès militaires russes sont attribués par les historiens de ce pays, au respect des principes de Souvorov et toutes les défaites, invariablement, à l’oubli de son testament. N’est-il pas significatif, qu’en 1941, dès son premier discours de guerre, Staline évoque sa mémoire, qu’en 1942 lorsque la marée germanique est sur le point de submerger la Russie, son nom est donné à la décoration qui doit récompenser les plus braves parmi les défenseurs de la Patrie.
N’est-il pas également digne d’intérêt que les lycées militaires actuels où sont élevés les futurs officiers soviétiques, portent le nom des  » Ecoles Souvorov « . Souvorov est peu connu en Europe et mal connu. Certains lecteurs, après avoir parcouru cette étude, diront qu’au fond, il n’y a rien de nouveau dans cet enseignement de Souvorov. Toutes ses idées ont déjà été exprimées par quelque grand capitaine.
C’est profondément exact. Souvorov n’a rien  » inventé « . L’art militaire, vieux comme le monde, obéit à quelques principes généraux immuables. Les procédés évoluent, les principes demeurent. N’est-on pas surpris, à la lecture de Sun-Tse, mort quelques milliers d’années avant Jésus-Christ, de trouver des idées exprimées depuis par Jules César, Gustave-Adolphe, Napoléon ou Montgomery. Rien d’étonnant à cela.
Le facteur essentiel de la guerre reste l’homme. Or, la nature humaine conserve éternellement les mêmes propriétés. Aussi, l’étude du problème et l’expérience dictent toujours les mêmes conclusions. Les principes de la guerre sont immuables. Ils sont simples et semblent être à la portée de tous.  » L’art de la guerre est simple et tout d’exécution « , disait Napoléon, et pourtant, de vrais grands capitaines sont très rares.
Dans cette courte étude sur Souvorov et sa doctrine, nous avons voulu, le plus souvent possible, laisser la parole au Maréchal. La gît la difficulté. Le langage employé par Souvorov est à ce point original, qu’il a donné naissance, en Russie, a un style particulier  » Style Souvorov « . Ce style est tellement laconique, tellement énigmatique, qu’il faut, avouons-le, le relire plusieurs fois pour en saisir le sens.
Dans ses enseignements, Souvorov s’adresse à tous et veut être compris de tous. Son langage est donc, avant tout, à la portée du plus faible, du paysan-soldat. Il agit par suggestion, ses phrases sont courtes, simples, parfois volontairement enfantines ; vigoureuses comme des coups de sabre, faciles à retenir. Il emploie d’ailleurs volontiers des expressions étrangères qu’il naturalise ironiquement à sa manière.
Faut-il s’étonner que Souvorov soit resté totalement incompréhensible à un grand nombre d’écrivains militaires européens, et que son texte demeure pour eux un  » galimatias welche  » (Clausewitz).